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Une race, un territoire, une passion

Marion Forestier est présidente de l'association du cheval du Vercors de Barraquand.

Éleveuse, cavalière, monitrice et inséminatrice, Marion Forestier s’emploie à faire rayonner le cheval du Vercors.

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C’est une « petite victoire » qui donne le sourire à Marion Forestier : « Le cheval du Vercors de Barraquand s’est reconnecté avec l’agriculture de son territoire, se réjouit l’énergique présidente de l’association de cette race équine. Il a connu une histoire similaire à la race bovine villarde, qui a failli disparaître et renaît doucement. Aujourd’hui, les deux filières avancent ensemble et cela semble logique aux agriculteurs d’inclure le cheval dans leur réflexion sur le Vercors. On a le sentiment d’appartenir à un territoire. »

Vache, cheval : même combat

Marion connaît bien les deux filières qu’elle côtoie au travail et à la maison. Née au pied du Vercors dans une famille sans lien avec l’agriculture, cette cavalière passionnée a suivi des études agricoles par amour des animaux, tout en passant des diplômes de monitrice d’équitation et d’accompagnatrice de tourisme équestre. Inséminatrice en bovins et caprins, elle travaille aussi comme conjointe collaboratrice avec Sylvain Piltant, qui élève des chevaux du Vercors et des vaches villardes et propose des randonnées équestres.

« Je suis inséminatrice à plein temps mais le travail atteint un pic en hiver et me laisse du temps pour les activités équestres en été », explique celle qui a endossé la présidence de l’Association nationale du cheval du Vercors de Barraquand (ANCVB) en 2024. Forte de 70 adhérents éleveurs, propriétaires et cavaliers, l’association est très dynamique. « Pour promouvoir la race, nous sommes présents sur des foires locales et des salons nationaux à Paris, Cournon, Lyon. Et nous sommes en charge du schéma de sélection et du contrôle de performance. C’est énergivore, même si on bénéficie d’une vingtaine de jours par an d’appui technique du Parc naturel régional. »

La race est passée de 15 à 40 naissances par an depuis sa reconnaissance en 2017, et compte aujourd’hui 400 individus. Séduite très tôt par ce cheval « très polyvalent, au tempérament posé », Marion en parle avec passion. « Il a été forgé par le massif montagneux du Vercors : il est rustique, d’assez petite taille, avec des crins noirs abondants qui le protègent des intempéries en hiver et des mouches en été, décrit-elle. Serein dans la nature, il est parfait en randonnée et ajoute du sens à mon activité de tourisme équestre : je fais découvrir le Vercors à travers ses paysages mais aussi son patrimoine. »

Au Salon international de l’agriculture, tout un territoire est venu applaudir son représentant équin lors d’épreuves de maniabilité sur le grand ring. « Une race, ce sont aussi des hommes et femmes qui travaillent ensemble pour la faire grandir et rayonner », sourit Marion.

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